Quelle tragédie.
Le Cardinal Turcotte décédé.
Toute sa vie durant,
Jean-Claude professa
la Parole du Tout-Puissant.
Il entrerait après sa mort
au Royaume des Cieux...
Quelle tragédie!
Gésir inerte à présent
au royaume des vers...
- comme pour les athées.
Quelle tragédie!!
- On imagine les dernières pensées lucides
du Cardinal réalisant peut-être
au moment de trépasser,
cette angoissante vérité
qu'aucune âme ne lui survivrait...
"Ma foi, Dieu absent?"
"Dieu inexistant?"
Pour les dernières pensées lucides
du Cardinal, Requiem.
Chercher
toute sa vie,
la vie éternelle,
Mais mourir
en trouvant rien
que sa MORT
éternelle.
Quelle tragédie!!!
Mais
quelle comédie!!!
Et quelle farce
que la vie!
Et quelle extraordinaire mise en scène
que la vie!
- C'est en sa vie mortelle qu'il faut croire.
Amen.
dimanche 19 avril 2015
mercredi 15 avril 2015
Vers (suite)
La........ vue ... d'un .. vieux fromage pourrissant au-fond-d'unepoubelleinfestéedevers..............
me.......... fit ... songer .. à . ce qui adviendra un-jour-demoncerveautoutaussivulgaire.
dimanche 12 avril 2015
Adieu à dieu | Fuck toute
Chaque moment où dans le dos de dieu,
nous nous épousons,
je cesse d'être homme
je ressens plus clairement
"l'animal [en moi] que donc je suis"
cela est juste et bon.
Laisse-moi te sauter sur l'occasion
Laisse-moi pénétrer ton divin enfer bien terrestre
Laisse-moi, ma béatissime
te béatifier,
- Laisse-moi béat,
suivant le beat de notre béatitude
à sainte-béatrix au chalet
comme à pandémonium
trois heures quatorze du matin.
À deux,
exit dieu
suffit satan
fuck toute
qu'une seule déesse qui soit
pour toute
et qu'un seul fidèle dans cette religion.
À deux,
nous, dans cet amour immanent à la nature notre nature
qui nous transcende en même temps.
À deux,
adieu
à dieu
qui disparaît tant tu lui fais de l'ombre.
nous nous épousons,
je cesse d'être homme
je ressens plus clairement
"l'animal [en moi] que donc je suis"
cela est juste et bon.
Laisse-moi te sauter sur l'occasion
Laisse-moi pénétrer ton divin enfer bien terrestre
Laisse-moi, ma béatissime
te béatifier,
- Laisse-moi béat,
suivant le beat de notre béatitude
à sainte-béatrix au chalet
comme à pandémonium
trois heures quatorze du matin.
À deux,
exit dieu
suffit satan
fuck toute
qu'une seule déesse qui soit
pour toute
et qu'un seul fidèle dans cette religion.
À deux,
nous, dans cet amour immanent à la nature notre nature
qui nous transcende en même temps.
À deux,
adieu
à dieu
qui disparaît tant tu lui fais de l'ombre.
Politique de retour
I had a dream
mais hélas! me voici jubjotant
en plein cauchemar
émeutier seul
dans la souricière
du monde.
Aujourd'hui
je me prends
surprends
à jouer
à me déjouer
de tous ces jeux
de dés
de société
achetés
à perte
partout
en magasin.
Plaidoyer
pour une politique de retour.
Passant go,
tous ensemble
je monte à l'assaut
j'écume l'espoir...
on re-pimp on repipe on rebrasse les dés
rewind, nous recommençons
érotico-mocheton
vive la révolution.
mais hélas! me voici jubjotant
en plein cauchemar
émeutier seul
dans la souricière
du monde.
Aujourd'hui
je me prends
surprends
à jouer
à me déjouer
de tous ces jeux
de dés
de société
achetés
à perte
partout
en magasin.
Plaidoyer
pour une politique de retour.
Passant go,
tous ensemble
je monte à l'assaut
j'écume l'espoir...
on re-pimp on repipe on rebrasse les dés
rewind, nous recommençons
érotico-mocheton
vive la révolution.
vendredi 6 mars 2015
dimanche 23 novembre 2014
Cogito ergo sum (partition de musique)
Le calme
Avant la tempête
Après la tempête
d'avant le calme
- À la brunante.
La chaleur fraîche
- de ta peau.
L'horizon
- de tes yeux
assoupis.
Le parfum
- de tes frissons sous la brise de mer.
Telle barque ballottant à quai
à même la berceuse des vaguettes
Les flots tranquilles
en spires carressent les rocs
Lorsque de concert avec la lune
monte piano la marée
Du bassin de ta baie
Isse une sirène aphrodite.
Du fond des eaux douces salées
Poséidon en colère s'enflamme
Susse-je, pensasse-je jamais que
simple mortel,
moi je n'ai point droit à toi.
Mais désir.
Mais désir!
Ô combien!
Et comment!
ergo je dis :
Belle,
largue mes amarres!
navigue-moi.
Et jà, au large,
Le vent se levant
subito
La foudre!
s'abat
sur nos ébats
naissants
J'allume!
Ton feu de Saint-Elme.
En toi jaillit
la Vague
dont rêvait tant
le surfeur en moi
souffle mon souffle
haletant
de plus en plus
en plus puissamment
sur tes blanches voiles
déployées!
Nous voici
allegro
des poissons
volants!
Plus rien n'est calme
Plus rien n'est calme!
La tempête tropicale!
Le tsunami!
(Loco)
Le délirium des plaques tectoniques!
Les animaux marins en émoi!
- L'éclatement de Tout!
Les océans
en orbite
rejoignent le soleil!
une force grandiose les y aspirent!
les particules
s'évaporent dans le soleil!
Fortissimo, nous explosons!!!!
Un nouveau
Big
Bang!!!
Ainsi toi et moi
Nous
(tutti)
précédâmes
Tout.
...
L'horizon atteint,
je m'en approche encore un peu plus,
- je t'aime.
Je t'étreins en decrescendo - je veux te murmurer
à l'oreille quelque parole
rassurante;
puisse-t-elle calmer la tempête.
écoute bien,
surtout rappelle-toi bien
la vérité
de ces mots-lumière,
je dis, point d'orgue :
"Cogito ergo sum".
Avant la tempête
Après la tempête
d'avant le calme
- À la brunante.
La chaleur fraîche
- de ta peau.
L'horizon
- de tes yeux
assoupis.
Le parfum
- de tes frissons sous la brise de mer.
Telle barque ballottant à quai
à même la berceuse des vaguettes
Les flots tranquilles
en spires carressent les rocs
Lorsque de concert avec la lune
monte piano la marée
Du bassin de ta baie
Isse une sirène aphrodite.
Du fond des eaux douces salées
Poséidon en colère s'enflamme
Susse-je, pensasse-je jamais que
simple mortel,
moi je n'ai point droit à toi.
Mais désir.
Mais désir!
Ô combien!
Et comment!
ergo je dis :
Belle,
largue mes amarres!
navigue-moi.
Et jà, au large,
Le vent se levant
subito
La foudre!
s'abat
sur nos ébats
naissants
J'allume!
Ton feu de Saint-Elme.
En toi jaillit
la Vague
dont rêvait tant
le surfeur en moi
souffle mon souffle
haletant
de plus en plus
en plus puissamment
sur tes blanches voiles
déployées!
Nous voici
allegro
des poissons
volants!
Plus rien n'est calme
Plus rien n'est calme!
La tempête tropicale!
Le tsunami!
(Loco)
Le délirium des plaques tectoniques!
Les animaux marins en émoi!
- L'éclatement de Tout!
Les océans
en orbite
rejoignent le soleil!
une force grandiose les y aspirent!
les particules
s'évaporent dans le soleil!
Fortissimo, nous explosons!!!!
Un nouveau
Big
Bang!!!
Ainsi toi et moi
Nous
(tutti)
précédâmes
Tout.
...
L'horizon atteint,
je m'en approche encore un peu plus,
- je t'aime.
Je t'étreins en decrescendo - je veux te murmurer
à l'oreille quelque parole
rassurante;
puisse-t-elle calmer la tempête.
écoute bien,
surtout rappelle-toi bien
la vérité
de ces mots-lumière,
je dis, point d'orgue :
"Cogito ergo sum".
vendredi 17 octobre 2014
Voir rien | La cécité
Bien entendu,
On voit rien.
On voit rien que ce qu'on croit voir.
Untel a dit
"Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois."
- Pourtant, ça n'a rien à voir...
Plutôt il faudrait lire. Voyons.
Lire
"À mort!"
"À mort les borgnes-rois!"
"- Pour une république des non-voyants!",
car
Anophtalmes,
nous le sommes
tous.
- Personne voit.
Personne voit
Personne.
Voir
n'est que poudre aux yeux.
Or, sans qu'on ne voie trop pourquoi,
Les sages se lamentent :
"L'amour rend aveugle."
Voir!..
Amoureux-pas-amoureux tu vois jamais fuck all.
Vas-y,
Roule-les donc,
Roule-les tes queneuils
tant qu'il te plaira...
Le monde il est invisible.
- Le monde il faut le lire.
L'œil ne saurait où donner du regard
La vue est sans sens sans
cœur et esprit sachant lire.
Thomas rétorque : "Mon œil!" - Or,
Vois-tu, bel amour
Aveugle de mon état
C'est en braille que je te lis
Tes frissons, je les touche
qui me touchent en retour
De là jaillit tout.
Tu es l'Écriture
que je décode
par palpation.
Tu me racontes
la lumière
que je ne capterais autrement.
Plus besoin de voir
à cette heure que j'ai appris à lire
à cette heure que je clairvois.
Bien entendu.
On voit rien.
On voit rien que ce qu'on croit voir.
Voir rien
Voire rien
Untel a dit
"Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois."
- Pourtant, ça n'a rien à voir...
Plutôt il faudrait lire. Voyons.
Lire
"À mort!"
"À mort les borgnes-rois!"
"- Pour une république des non-voyants!",
car
Anophtalmes,
nous le sommes
tous.
- Personne voit.
Personne voit
Personne.
Voir
n'est que poudre aux yeux.
Or, sans qu'on ne voie trop pourquoi,
Les sages se lamentent :
"L'amour rend aveugle."
Voir!..
Amoureux-pas-amoureux tu vois jamais fuck all.
Vas-y,
Roule-les donc,
Roule-les tes queneuils
tant qu'il te plaira...
Le monde il est invisible.
- Le monde il faut le lire.
L'œil ne saurait où donner du regard
La vue est sans sens sans
cœur et esprit sachant lire.
Thomas rétorque : "Mon œil!" - Or,
Vois-tu, bel amour
Aveugle de mon état
C'est en braille que je te lis
Tes frissons, je les touche
qui me touchent en retour
De là jaillit tout.
Tu es l'Écriture
que je décode
par palpation.
Tu me racontes
la lumière
que je ne capterais autrement.
Plus besoin de voir
à cette heure que j'ai appris à lire
à cette heure que je clairvois.
Bien entendu.
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